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Interactif Agriculture

Pays de Loire Avril 2016

                                REUNION REGIONALE INTERACTF
                                        St Nazaire, le 27 Avril 2016
 
Etaient présents :
 
J. Le Bohec, J.M. Bodet, H.Bouchet, G. Cabon, J. Dagorn, B. Gaillard, C. Girard, D. Grastilleur, V. Laffon, G. Laudren, M. Leboudec, D. Mathiot,
E. Meissonnier,  A. Morel, A. Moureaud, L. Primot, B. Verlynde.
 
Excusés : L. Gestin, B. Jouan, J.Y Merrien, C. Plai, J. Thierry
 
 
 
 
LE POINT SUR NOS ACTIVITES
 
I - AGRIMONDE
 
1-   Présentation de projets de développement au Sénégal par
Michel Leboudec.
 
Dans le cadre d’une association humanitaire du Morbihan, Michel a participé à plusieurs « micro » projets de développement et d’appui technique agricole au Sénégal : transformation de produits agricoles, ostréiculture et apiculture. (cf diaporama en annexe.)
 
Les difficultés rencontrées dans ces opérations sont principalement dues au manque de financement et au déficit de formation des populations rurales.  
 
2- Mise à jour et diffusion du diaporama Agrimonde, par G. Laudren
 
       La dernière réunion du groupe Agrimonde a permis de rencontrer
      Marcel Mazoyer qui nous a fait part de ses réflexions sur l’évolution du     
      contexte agricole et alimentaire mondial (cf compte rendu de la réunion
      transmis par Gilles).   
      Il insiste sur la concurrence des paysans du Sud par les multinationales
      qui s’accaparent des espaces immenses dans plusieurs régions du globe
      et qui produisent à des coûts de production extrêmement bas.
    
      Il garde néanmoins un certain espoir à condition que les politiques et les
      états procèdent à une inflexion de la libéralisation de l’agriculture :
poursuivre le développement de la production, mais de façon plus
durable, mobiliser toutes les ressources , avec des politiques de prix
protégés, des infrastructures et des institutions de recherche-
développement-formation.
Le diaporama a été modifié dans ce sens, ainsi que le « 4pages », par un petit groupe réuni le 11 janvier dernier à Rennes. Ces deux documents ont également été transmis par Gilles à l’ensemble du groupe.
 
En complément du diaporama Agrimonde, Gilles et d’ autres estiment qu’il faudrait disposer d’une présentation de quelques exemples d’actions concrètes dans les pays en voie de développement, qui viendraient en appui aux thèses développées dans le diaporama .
 
Réflexion à reprendre lors de la prochaine réunion.
 
3-Activité d’appui à ACF.
 
Jean  Le Bohec rappelle sa contribution à Action Contre la Faim pour sensibiliser les écoles, qui participent à l’opération « Course contre la Faim ». Le pays à l’honneur cette année est Haïti.  B. Gaillard n’a malheureusement pas pu  participer à cette action cette année. 
 
Pour ceux qui le souhaitent, le film de présentation d’Haïti est disponible auprès de Jean.
 
II - PROSPECTIVE
 
1- L’étude « Signaux faibles »
 
B. Gaillard fait le point sur l’état d’avancement de l’étude « Les signaux faibles », engagée par le groupe de pilotage. Il présente la méthode ainsi que les premiers résultats. (cf diapos en annexe)
 
Parmi les critères retenus pour évaluer la résistance des types
d’exploitation actuels, G. Laudren pense que le poids des politiques agricoles n’est pas suffisamment pris en compte.
 
De même, il estime que les chances de développement des exploitations avec un atelier de transformation sont plus grandes que celles qui ressortent des résultats présentés.
 
Ces remarques seront rapportées au groupe de travail dont la prochaine réunion a lieu le 18 Mai prochain.
  
2-La ferme des 1000 vaches.
 
 
A. Morel présente cette exploitation qu’il a visitée avec le groupe Prospective et qui illustre ce qu’est une exploitation de type « capitalistique », telle que définie dans l’étude des Signaux faibles.
 
L’historique et les principales caractéristiques de la ferme sont présentées dans le fichier joint en annexe.
 
 L’avenir de l’exploitation semble passer par la réussite du management car les exploitants sont des salariés de la structure. Les questions portent sur le coût de production du lait, mais la réponse n’est pas disponible.
 
III LE DOSSIER SEMENCES
 
Suite aux différents échanges de courrier sur ce thème, et à la lumière de notre expérience, il est retenu de constituer un groupe de travail pour réfléchir à ce que pourrait être une filière « semences » dans un pays en voie de développement.
 
Jean Le Bohec, Jean Dagorn, C. Girard, G. Laudren, A. Moureaud, L. Primot participeront à ce groupe, animé par Gilles.
 
B. Jouan, qui nous a adressé une note sur le sujet, pourra se joindre au groupe. Y. HERVE, ancien spécialiste génétique à l’ INRA de Rennes, sera sollicité.
 
IV ASSEMBLEE GENERALE
 
A. Moureaud fait le point sur le programme des 6 et 7 Juin prochains à La Rochelle. Le thème de la conférence sera les « bases de données en agriculture », présenté par M. SINE, chef de service à Arvalis.
 
La partie découverte sera consacrée à la visite de la ville.
 
 
 
PROCHAINE REUNION : 2ème quinzaine de Novembre, en Bretagne.
 
 
RENCONTRE AVEC ALGOSOURCE
 
Suite à notre dernière réunion où la Chambre de Commerce du Pays de Brest nous avait présenté la filière algues, il nous est apparu intéressant de rencontrer une entreprise engagée dans ce secteur, en particulier dans le domaine des microalgues.
 
Nous sommes reçus par Jean Michel POMMET, directeur du développement.
 
Le groupe Algosource date d’une vingtaine d’ années et comprend 2 entités : Algosource Technologies, une SAS de recherche- développement et Alpha Biotech, une société commerciale qui vend des produits finis à base de microalgues et notamment à partir de la spiruline.
 
Il emploie 25 personnes dont 80 % sont des ingénieurs ou des doctorants. Il travaille en collaboration avec le CNRS et le GEPEA, laboratoire de recherche de l’Université de Nantes, dans le domaine des bioprocédés.
Il possède un site de production à Assérac, près d’ Herbignac.
 
La société maîtrise l’ensemble des procédés qui permettent de valoriser les microalgues dans des produits innovants, depuis la sélection des souches jusqu’au produit fini.
 
Les débouchés potentiels semblent infinis: cosmétique, pharmacie, médecine, alimentation animale, alimentation humaine, biomatériaux….Il faut savoir que plus de 100 000 espèces de microalgues sont répertoriées mais que seule une quarantaine est exploitée. Algosource travaille sur une vingtaine d’entre elles.
 
Grâce à l’énergie solaire ou à la lumière artificielle, la société développe, avec ses propres procédés, des systèmes de cultures de microalgues; la biomasse produite est ensuite bioraffinée et les constituants de base
(huiles, sucres, protéines, antioxydants, Omega 3, pigments… ) sont valorisés dans les différents domaines cités précédemment.
 
Nombre de ressources naturelles et industrielles (chaleur fatale, eaux, émissions de gaz carbonique, effluents liquides…) peuvent être valorisées pour produire des microalgues et dans tous les cas, les bilans économiques et environnementaux des installations sont améliorés.
 
 
 
Plusieurs projets de développement sont en cours.
 
On peut citer « Smart Cities », qui vise à l’amélioration des performances environnementales des bâtiments et éco-quartiers par la culture des microalgues. Projet développé avec le cabinet d’architecture X-TU et qui aboutira à Paris en 2017.
 
En alimentation animale, un des objectifs de l’utilisation des microalgues est de remplacer les antibiotiques ; il ne s’agit encore que d’un marché de niche. A noter que la spiruline est déjà utilisée dans l’aliment volaille, à titre d’antioxydant pour le poussin. 
 
 On peut nourrir de grands espoirs pour l’alimentation humaine et la lutte contre la faim, avec les microalgues.
 
La scéance est levée à 16h30, après les remerciements d’usage à J.M. Pommet.

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